L’usine « NANI », spécialisée dans le textile et la fabrication de jouets pour enfants, est considérée comme l’un des principaux pôles industriels totalement exportateurs de la région de Beni Khalled, dans le gouvernorat de Nabeul. Elle emploie environ 3 500 travailleurs, constituant ainsi un véritable pilier économique et social pour la région et une source de revenu pour des milliers de familles.

Cependant, cette unité industrielle connaît depuis trois jours une vive tension sociale, suite à l’entrée d’un groupe de travailleurs dans une grève qualifiée de sauvage, réclamant l’octroi d’une prime supplémentaire de 100 dinars. Cette mobilisation intervient malgré l’existence d’un accord préalable portant sur des augmentations salariales jusqu’en 2027, conclu avec la partie syndicale et formalisé par un procès-verbal de réunion signé par les deux parties.

Selon le journaliste Anis Marai, cette situation pourrait avoir de lourdes conséquences sur l’avenir de l’usine. Des informations font état de l’arrivée de représentants des investisseurs allemands, lesquels envisageraient la fermeture de l’unité après le règlement des droits des travailleurs, une décision qui entraînerait la perte de milliers d’emplois et porterait un coup sévère au tissu économique local.

Cette crise relance le débat sur la nécessité de trouver un équilibre entre les revendications sociales légitimes et l’impératif de préserver la pérennité des entreprises industrielles, en particulier celles jouant un rôle central dans le développement régional et la création d’emplois.

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