Le ministère du Transport a indiqué qu’il existe une possibilité de récupérer l’aéroport d’Enfidha-Hammamet à l’issue de la période de concession qui s’achèvera en 2047, et de le relier à l’aéroport international de Tunis-Carthage par un train à grande vitesse. Cette liaison permettrait de renforcer les capacités d’accueil afin d’accompagner l’évolution du trafic aérien. Cette précision figure dans une réponse écrite du ministère à une question écrite adressée par le député à l’Assemblée des représentants du peuple, Helmi Bousma.
Il convient de rappeler qu’en mai 2004, TAV Airports a soumis les documents de préqualification pour l’appel d’offres international lancé par le gouvernement tunisien pour la construction de l’aéroport international d’Enfidha-Hammamet. En juillet 2004, sept entreprises, dont TAV Airports, ont été retenues pour participer à l’appel d’offres. En mai 2007, le ministère du Transport a annoncé que TAV Airports était le meilleur soumissionnaire et un accord de concession pour la construction, l’exploitation et le transfert a été signé avec les autorités gouvernementales concernées, pour un investissement d’environ 500 millions d’euros. La même année, la société TAV Tunisie a été créée et a entamé la construction de l’aéroport international d’Enfidha-Hammamet prévue en juillet 2007. Après une durée record de 823 jours, l’aéroport d’Enfidha a été achevé et a commencé ses opérations en décembre 2009, selon les données du ministère du Transport.
Des prévisions de 1,534 million de passagers en 2026
La capacité d’accueil de l’aéroport d’Enfidha-Hammamet est d’environ 7 millions de passagers par an, et devrait être progressivement portée à 22 millions grâce à des investissements supplémentaires, ce qui pourrait en faire l’un des principaux hubs en Afrique. En 2019, année de référence avant la pandémie de Covid-19, l’aéroport d’Enfidha a enregistré 1,453 million de passagers. Ce chiffre a ensuite fortement chuté à 0,1 million de passagers en 2021 pendant la pandémie, avant de connaître une légère reprise en 2022 et 2023 avec respectivement 0,47 million et 0,8 million de passagers.
L’aéroport international d’Enfidha-Hammamet a enregistré une hausse de 20 % du nombre de passagers en 2025 par rapport à 2024, passant de 1,2 million à 1,472 million de passagers, avec des prévisions atteignant 1,534 million de passagers en 2026. Par ailleurs, le port de Sousse a connu une reprise remarquable du trafic des croisières touristiques, enregistrant une augmentation de 344 % en 2025, le nombre de touristes passant de 631 à 2 804, selon le rapport d’évaluation de la saison touristique présenté au conseil régional.
Selon les responsables de la société, un plan stratégique a été mis en place pour développer les ressources humaines, avec le recrutement de plus de 200 employés, entre temporaires et contractuels, dépassant largement l’objectif fixé de 150 recrutements à l’occasion du 15e anniversaire du début de l’exploitation de l’aéroport.
Un investissement vert avec un système énergétique à triple génération et une certification carbone
L’aéroport a été réalisé comme un investissement vert comprenant un terminal complet avec un parking ouvert, une piste, une aire de stationnement et des voies de circulation pour les taxis. L’aéroport d’Enfidha-Hammamet a été équipé de toutes les infrastructures nécessaires pour permettre des opérations sûres conformément aux normes internationales.
L’installation d’un système de trigénération a permis à l’aéroport de produire sa propre énergie. Après son adhésion au Conseil international des aéroports (ACI) Afrique en 2012, l’expérience et le savoir-faire acquis au niveau du continent africain ont permis à l’aéroport d’Enfidha-Hammamet d’améliorer ses performances opérationnelles.
En ce qui concerne les mesures internationales de protection de l’environnement, le processus a commencé en 2013, lorsque l’aéroport d’Enfidha-Hammamet est devenu le premier aéroport du continent africain à obtenir le niveau (1) « Mapping » dans le programme Airport Carbon Accreditation.
En 2014, l’aéroport a confirmé sa position d’aéroport pionnier respectueux de l’environnement aux niveaux national et continental en obtenant le niveau (2) « Reduction ». Il a ensuite poursuivi sa progression en obtenant le niveau (3) « Optimisation » en 2021, le niveau 3+ « Neutralité » en 2023, et enfin, en avril 2024, la certification Airport Carbon Accreditation (ACA) niveau 4 « Transformation ».






Aucun commentaire