À l’occasion de la participation de l’équipe nationale tunisienne à la Coupe du Monde 2026, organisée conjointement par le Canada, les États-Unis et le Mexique, Ooredoo a lancé, comme à son habitude, une nouvelle campagne de communication confirmant son positionnement en tant que marque proche des Tunisiens et engagée en faveur du sport national, tout en associant son image aux valeurs de défi, d’appartenance et de fierté nationale.
Pour cette campagne, Ooredoo a choisi l’artiste Balti comme figure emblématique, en réadaptant la mélodie de son célèbre titre « Arbi Rakh La », avec de nouvelles paroles inspirées de l’ambiance de la Coupe du Monde sous le titre « El Tounsi Rakh La ». Ce choix ne relève pas uniquement d’une démarche artistique, mais traduit également une stratégie marketing et communicationnelle claire : capitaliser sur une chanson profondément ancrée dans la mémoire collective et la réinterpréter dans un nouveau contexte capable de créer instantanément proximité et engagement.
La chanson adopte un discours mêlant fierté nationale et narration épique. Les paroles traversent plusieurs références historiques et symboles tunisiens, allant de l’évocation d’Hannibal et de ses campagnes militaires jusqu’à la figure du résistant Daghbaji, dans une tentative de créer un lien symbolique entre les gloires du passé et les ambitions du présent, tout en affirmant que la Tunisie qui a façonné des héros au fil de son histoire est aujourd’hui encore capable de réaliser des exploits sportifs.
Les paroles véhiculent également une forte dimension identitaire, présentant le Tunisien comme une figure venant d’Afrique du Nord vers le continent américain, portant avec lui le drapeau national, une culture de la victoire et le désir de s’affirmer. Les métaphores visuelles et linguistiques occupent une place centrale, notamment à travers la formule « Habiller la Statue de la Liberté d’un sefseri », qui symbolise le transfert de l’identité tunisienne au cœur de l’espace mondial et la réinterprétation de ses symboles avec une touche locale, audacieuse et pleine d’autodérision.
Sur le plan visuel, le clip constitue l’un des principaux points forts de la campagne. Il s’appuie clairement sur les technologies de génération vidéo par intelligence artificielle (Generative AI Video), mais avec une approche visant à rendre la technologie presque invisible pour le spectateur afin de préserver une esthétique naturelle et cinématographique.
À travers l’analyse du clip, plusieurs techniques modernes peuvent être identifiées :
• Transitions de scènes assistées par IA (AI Scene Transition) : des passages rapides et fluides entre différentes époques historiques et des scènes contemporaines, sans sensation de coupure traditionnelle, donnant au film un rythme proche du rêve ou de la mémoire collective.
• Génération photoréaliste d’environnements (Photorealistic Generation) : création de scènes d’une grande richesse visuelle et d’un haut niveau de réalisme malgré la diversité des lieux et des temporalités.
• Maintien de la cohérence visuelle des personnages (Character Consistency) : permettant aux personnages et aux éléments de conserver leur identité malgré les changements de décors et de séquences.
• Composition visuelle multicouche (Layered Compositing) : intégration harmonieuse d’éléments historiques, symboliques et sportifs dans un même cadre visuel.
• Montage rythmé par la musique (Music Driven Editing) : synchronisation de la vitesse des transitions avec le rythme de la chanson afin de renforcer la sensation d’intensité et de montée en puissance.
Le clip débute avec l’image d’un aigle survolant les navires de Carthage, avant de montrer des combattants se préparant à l’affrontement puis le désert tunisien. Ensuite, le rythme s’accélère fortement et le récit passe de l’histoire au quotidien : de l’éléphant et de la traversée d’Hannibal au coiffeur tunisien, au vendeur de harissa au Mexique, aux jeunes à moto, aux transports collectifs et à l’enfant jouant aux jeux vidéo.
Le travail met également en avant plusieurs figures sportives ayant marqué la mémoire nationale, telles que Mohamed Gammoudi, Khalil Jendoubi et Khaled Badra, dans un message soulignant que le sport ne se résume pas aux résultats mais constitue le prolongement d’un parcours tunisien d’excellence et de réussite.
L’un des autres points forts de cette campagne réside dans le fait qu’elle ne se limite pas à mettre en avant des élites ou des célébrités, mais cherche au contraire à proposer une image inclusive de la Tunisie dans toute sa diversité régionale, générationnelle et sociale, permettant ainsi à de nombreux spectateurs de s’y reconnaître directement.
Sur le plan communicationnel, Ooredoo semble ici avoir privilégié non pas la promotion d’un service ou d’un produit, mais la création d’une expérience émotionnelle collective (Collective Emotional Experience), une approche de plus en plus adoptée par les grandes marques internationales, notamment lors des grands événements sportifs.
Depuis son lancement, la campagne a suscité un large intérêt sur les réseaux sociaux et généré une importante vague d’interactions et de commentaires positifs. Avec plusieurs millions de vues enregistrées, elle confirme une nouvelle fois la capacité d’un contenu combinant musique, identité nationale et technologies modernes à créer un impact massif auprès du public.






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